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28/07/2021
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Voici toutes ces personnalités exclues par la loi « Tshiani »

Par Michel BUTANGAZI

La vraie bataille de la congolité pour la présidentielle de 2023 a commencé. Désormais, tous les coups sont permis. Alors que la loi sur la congolité (ndl qui exclut de manière systématique Moïse Katumbi aux élections de 2023) est entrée dans une phase critique avec le dépôt de cette proposition de loi à l’Assemblée Nationale qui risque, à l’allure où vont les choses, d’être inscrite dans le calendrier des travaux parlementaires et bénéficier du soutien d’une frange de députés de l’Union sacrée voire du Front Commun pour le Congo du président honoraire Joseph Kabila, les katumbistes subordonnent leur maintien à l’Union sacrée par le retrait sans revers de cette proposition de loi.

Une loi discriminatoire et divisionniste

Pour la majorité des politiciens congolais et de la société civile dont l’Eglise catholique (Cardinal Ambongo) et l’Eglise du Christ au Congo (Révérend Bokundoa), l’insistance sur cette loi tourne à l’obsession et risque de plonger le pays dans la division et la guerre communautaire. C’est le cas pour les congolais métissés et/ou hybrides lesquels les parents congolais ont eu avec des partenaires des nationalités étrangères à savoir les enfants que les congolais de la Diaspora, mais aussi pour quelques richissimes financiers qui n’hésiteront pas à retirer leurs capitaux et investissements consentis depuis des années au profit du peuple congolais et du pays. Mais les plus ciblés dans cette proposition de loi sont les congolais dont l’un des parents était européen, juif, grec à l’instar de Moïse Katumbi, Olivier Kamitatu, Adam Bombole, Didas Pembe, Patrick Bologna, Jean Bamanisa…récemment dénoncés par les parlementaires debout de l’Udps, parti présidentiel. Leurs armes pour nier l’identité congolaise de ces compatriotes ? Les spots publicitaires où on peut lire « De père et de mère » sans compter le recrutement des jeunes dans les réseaux sociaux pour véhiculer des messages de haine contre nos compatriotes congolais dont l’histoire reconnait d’avoir milité pour la démocratie, l’état de droit et l’alternance pacifique obtenue au prix du sang. Le dernier en date montre par exemple le compatriote Sindika Dokolo d’heureuse mémoire à travers son mouvement citoyen « Debout congolais » qui a milité aux côtés d’autres congolais pour le respect du délai constitutionnel de 2 mandats non renouvelables contre l’ancien président Joseph Kabila.

Une loi qui exclut les métis et la Diaspora

Il faut aujourd’hui admettre que le dépôt précipité de cette proposition de loi sur la congolité à l’Assemblée Nationale n’arrange pas les choses. Les appels de haine et de discrimination dans les médias et réseaux sociaux, en effet, se multiplient. A cause du showbuzz politique de Tshiani à travers cette loi, bien sûr, mais aussi du nombre considérable d’internautes qui manipulent l’opinion, 3/4 des congolais craignent le pire et appellent le président Tshisekedi à faire baisser ses gardes au nom de la cohésion nationale qui est très menacée. Que gagnent-ils ces pyromanes de la congolité ?

Ces ratés (de père ou de mère) sont pourtant pain bénit pour les républicains et artisans de la paix sociale et du vivre ensemble. Et comme toujours en RD Congo, la question ethno- tribale n’est jamais très loin pour attiser le feu et la guerre civile. Cette proposition de loi Tshiani révèle qu’un certain nombre de congolais, parmi lesquels beaucoup de métis, seront exclus d’accéder aux postes de responsabilité au bénéfice de la congolité, alors que cette communauté compte, en proportion, le plus grand nombre d’hommes d’affaires tant dans la politique que dans les services marchands. A en croire certains, tout cela s’expliquerait par la perte des repères socio-économiques du régime en place à résoudre les problèmes de base de la population qui vit une souffrance jamais vécue depuis l’indépendance. La congolité divisée décidément la République Démocratique du Congo. Et ne donne pas forcément d’elle une image pouvant garantir la cohésion nationale et les libertés fondamentales. Une loi liberticide ! Après le feuilleton Katumbi, Fayulu dans le viseur ? Comprendre qui pourra !

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